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Comment savoir si on a le SOPK ? Symptômes, Typologie, Diagnostic
SOPK8 min de lecture

Comment savoir si on a le SOPK ? Symptômes, Typologie, Diagnostic

Comment savoir si on a le SOPK ? Le Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer. Pourtant, il reste souvent non diagnostiqué ou mal compris. Douleurs pelviennes, fatigue chronique, acné persistante, prise de poids inexpliquée, règles irrégulières… autant de signes qui peuvent alerter. Bloom Lav vous explique les 4 types à connaître pour mieux comprendre votre corps afin d’adapter votre prise en charge avec un professionnel de santé. 

Comment savoir si on a le SOPK ?

Le diagnostic du SOPK repose sur plusieurs critères définis par le consensus international dit "Critères de Rotterdam" (2003). Il suffit de remplir au moins deux des trois critères suivants pour qu’un professionnel de santé puisse suspecter un SOPK :

  1. Troubles de l’ovulation : cycles longs (>35 jours), absents, ou irréguliers.

  2. Excès d’androgènes : acné, pilosité excessive, alopécie androgénétique.

  3. Aspect polykystique des ovaires à l’échographie (volume ovarien important (> 10 ml) et/ou > 20 follicules sur au moins un des ovaires). On pourra aussi le voir éventuellement à la prise de sang avec l'AMH qui est l’hormone antimüllérienne. On pourra mesurer le taux lié à réserve de follicules ovariens. Ce taux devrait diminuer avec l'âge. Dans le cas d'une personne sujette au SOPK (donc n'ovule pas souvent), l'AMH restera élevée > 5 ng/ml.

En savoir plus sur ces symptômes.

⚠️ Il est donc possible d’avoir un SOPK sans anomalies visibles à l’échographie, ou à l’inverse, d’avoir des ovaires multifolliculaires sans être atteinte du syndrome. D’où l’importance d’un diagnostic global, accompagné par un médecin. Ces symptômes doivent être évalués par un professionnel de santé (gynécologue, endocrinologue, médecin généraliste), car d’autres causes peuvent expliquer des troubles similaires. Ne posez jamais un diagnostic seule.

Où se faire diagnostiquer SOPK ?

Vous pouvez consulter :

  • Votre médecin généraliste pour une première évaluation.

  • Un(e) gynécologue ou endocrinologue, spécialisés dans les troubles hormonaux.

  • Un centre hospitalier ou un centre de fertilité pour une prise en charge plus poussée si besoin.

Le diagnostic repose sur un bilan hormonal, une échographie pelvienne et un questionnaire clinique.

Quels examens pour diagnostiquer le SOPK ?

Pour répondre à la question "Comment savoir si on a le SOPK ?", le diagnostic du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) repose sur un ensemble d’analyses cliniques, biologiques et échographiques. Parmi eux, le bilan hormonal est une étape incontournable.

Quand réaliser le bilan sanguin ?

La prise de sang doit être idéalement effectuée entre le 2ᵉ et le 5ᵉ jour du cycle menstruel, période où les taux hormonaux sont les plus bas. En cas d’aménorrhée (absence de règles), votre professionnel de santé pourra déterminer un moment adapté.

Quelles hormones analyser pour évaluer un SOPK ?

Voici les principales hormones dosées lors du bilan :

  • LH (Hormone Lutéinisante) et FSH (Hormone Folliculo-Stimulante) : un ratio LH/FSH supérieur à 2 peut être évocateur du SOPK.

  • 17 Bêta-œstradiol : une des formes principales des œstrogènes.

  • Testostérone totale, Androsténédione, DHEA-S : ces hormones androgènes peuvent être élevées en cas de SOPK.

  • 17-hydroxyprogestérone : pour exclure certaines pathologies surrénaliennes.

  • Prolactine : une hyperprolactinémie peut mimer un SOPK.

  • AMH (Hormone Anti-Müllérienne) : souvent augmentée dans le SOPK, elle reflète le nombre de follicules présents dans les ovaires.

Les examens complémentaires utiles

Comment savoir si on a le SOPK ? Voici les examens que peut demander votre professionnel de santé pour diagnostiquer un éventuel SOPK :

  • Bilan thyroïdien (TSH, T3, T4) : les troubles thyroïdiens peuvent impacter le cycle menstruel.

  • Cortisol : en cas de suspicion de dérèglement surrénalien ou de stress chronique.

  • Indice HOMA (calculé à partir de l’insuline et de la glycémie à jeun) : permet de détecter une résistance à l’insuline, fréquente dans le SOPK.

  • Bilan lipidique : pour évaluer le risque cardiovasculaire associé au syndrome métabolique.

  • Dosages en fer, vitamine D, B9, B12 : des carences fréquentes chez les femmes atteintes de SOPK, pouvant amplifier la fatigue, les troubles de l’humeur et les troubles de la fertilité.

L’Échographie abdomino-pelvienne : que cherche-t-on ?

L’échographie pelvienne, réalisée de préférence en début de cycle, permet d’observer la morphologie des ovaires. Elle vise à :

  • Compter les follicules antraux : normalement entre 5 et 10 par ovaire.

  • Évaluer le volume ovarien.

  • Vérifier l’absence de follicule dominant ou de kyste.

En cas de SOPK, on retrouve souvent des ovaires multifolliculaires, contenant plus de 20 follicules immatures et un volume ovarien augmenté. À noter que le terme «polykystique» est trompeur : ces ovaires ne contiennent pas de kystes pathologiques, mais un excès de petits follicules non matures.

Quels sont les 4 types de SOPK ?

Maintenant que vous avez compris les examens pour savoir si on a le SOPK, il faut comprendre qu'il n’existe pas un seul SOPK, mais plusieurs profils. On distingue généralement 4 types de SOPK selon les causes et les mécanismes dominants :

1. Le SOPK résistant à l’insuline (IR-SOPK)

  • Fréquent chez les femmes présentant un excès de poids ou une prise de poids rapide.

  • Caractérisé par une résistance à l’insuline, pouvant provoquer une hyperinsulinémie.

  • Signes fréquents : acanthosis nigricans (taches sombres sur la peau), ventre gonflé, prise de poids au niveau de l’abdomen.

📌 Ce type de SOPK est souvent amélioré par un rééquilibrage alimentaire, l’activité physique et parfois un accompagnement médical (metformine, selon avis médical toujours).

2. Le SOPK inflammatoire

  • Marqué par une inflammation chronique de bas grade.

  • Symptômes : fatigue persistante, troubles digestifs, maux de tête, peau réactive, douleurs diffuses.

  • Accompagné souvent de marqueurs d’inflammation élevés dans le sang (CRP, cytokines…).

🎯 Une hygiène de vie anti-inflammatoire peut aider : alimentation anti-inflammatoire, gestion du stress, activité physique douce.

3. Le SOPK post-pilule

  • Apparaît après l’arrêt d’une contraception hormonale, souvent suite à une reprise du cycle naturel.

  • L’organisme peut mettre du temps à relancer une ovulation régulière.

  • Acné, chute de cheveux, règles irrégulières sont fréquentes.

⌛ Ce type est souvent transitoire. Une supplémentation adaptée peut être utile pour accompagner le retour à l’équilibre hormonal.

4. Le SOPK lié au stress surrénalien

  • Le stress chronique augmente la production de DHEA-S, un androgène d’origine surrénalienne.

  • Peut provoquer de l’acné, des troubles du sommeil, des cycles irréguliers.

La gestion du stress est ici centrale : relaxation, sommeil, équilibre émotionnel.

Lire aussi nos articles : 

SOPK : quelles approches bien-être ? (avec suivi médical)

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une affection hormonale complexe qui nécessite un diagnostic et un suivi médical. Toutefois, en complément d’une prise en charge médicale adaptée, certaines approches bien-être peuvent accompagner le confort global et soutenir les besoins nutritionnels spécifiques des femmes concernées.

Myo-inositol et D-chiro inositol

Ces deux formes d’inositol sont des composés naturellement présents dans le corps humain. Ils sont particulièrement étudiés dans le cadre du SOPK, notamment en lien avec la sensibilité à l’insuline et la régulation du cycle.

Étude : Un essai randomisé publié dans Gynecological Endocrinology (2012) montre que la supplémentation en myo-inositol pourrait soutenir l’ovulation et la régularité du cycle chez certaines femmes atteintes de SOPK. Plus d’infos Biblio en fin d’article

Magnésium (forme bisglycinate ou citrate)

Le magnésium contribue :

  • à réduire la fatigue,

  • au fonctionnement normal du système nerveux,

  • à un métabolisme énergétique normal.

En cas de SOPK, il est souvent recommandé dans les approches de bien-être global, en particulier si des symptômes comme la fatigue chronique, l'irritabilité ou des troubles du sommeil sont présents.

N.B:  Certaines publications suggèrent également un rôle du magnésium dans la régulation de la glycémie.

Zinc et chrome

  • Le zinc contribue :

    • au métabolisme normal des glucides et des acides gras,

    • au maintien d’une peau normale,

    • à la fonction normale du système immunitaire,

    • à la synthèse normale de l’ADN et des protéines.

  • Le chrome joue un rôle dans :

    • le métabolisme normal des macronutriments,

    • le maintien d'une glycémie normale.

Dans le cadre du SOPK, ces minéraux sont souvent explorés pour leur implication dans le métabolisme du sucre et leur soutien général au métabolisme.

Plantes adaptogènes : Maca, basilic sacré…

Les plantes adaptogènes comme la maca (Lepidium meyenii) ou le basilic sacré (Ocimum sanctum) sont traditionnellement utilisées dans certaines cultures pour accompagner la vitalité, l'équilibre émotionnel et la gestion du stress.

⚠️ Leur usage dans les compléments alimentaires doit être formulé de manière encadrée, avec des dosages et associations adaptés. Tous les produits contenant ces plantes ne conviennent pas à toutes les femmes.

Approche globale & précautions essentielles

Les approches naturelles ne remplacent ni un diagnostic médical, ni un traitement prescrit. En cas de SOPK, il est essentiel de consulter un(e) gynécologue ou endocrinologue pour mettre en place une prise en charge personnalisée.

N.B : Les compléments alimentaires doivent être utilisés dans le cadre d’un mode de vie sain et ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée. Ils ne remplacent pas un traitement médical. Consultez votre médecin ou professionnel de santé avant toute supplémentation, en particulier en cas de pathologie hormonale.

FAQ : Comment savoir si on a le SOPK ?

Voici nos réponses à vos questions les plus fréquentes.

Le ventre gonflé est-il un symptôme du SOPK ?

Oui, il peut l’être. Le ventre gonflé est un symptôme courant chez les femmes avec un SOPK, surtout dans les formes liées à la résistance à l’insuline ou à l’inflammation chronique. Il peut aussi s’accompagner de troubles digestifs, de rétention d’eau ou de fluctuations hormonales.

À retenir

  • Le SOPK est une condition multifactorielle et évolutive. Il nécessite un accompagnement personnalisé.

  • Si vous vous reconnaissez dans les symptômes, parlez-en à un professionnel de santé. Seul un diagnostic médical peut confirmer la présence d’un SOPK.

  • Des ajustements de mode de vie, d’alimentation et une supplémentation adaptée peuvent accompagner la prise en charge globale.

Notre article sur “Comment savoir si on a le SOPK” touche à sa fin. En espérant qu’il puisse vous aider en termes de conseils bien-être, pour vous sentir mieux au quotidien.

Études scientifiques : 

• Inositol: history of an effective therapy for Polycystic Ovary Syndrome. M. BIZZARRI, G. CARLOMAGNO. European Review for Medical and Pharmacological Sciences. 2014; 18: 1896-1903. Voir l'article

• Efficacy of myo-inositol and d-chiro-inositol combination on menstrual cycle regulation and improving insulin resistance in young women with polycystic ovary syndrome: A randomized open-label study. Voir l'étude

• Effects of three treatment modalities (diet, myoinositol or myoinositol associated with D-chiro-inositol) on clinical and body composition outcomes in women with polycystic ovary syndrome. M. LE DONNE, D. METRO, A. ALIBRANDI, M. PAPA, S. BENVENGA. European Review for Medical and Pharmacological Sciences. 2019; 23: 2293-2301. Voir l'étude
• Myo-Inositol and D-Chiro-Inositol as Modulators of Ovary Steroidogenesis: A Narrative Review. Voir l'étude
• Inositol is an effective and safe treatment in polycystic ovary syndrome: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Voir l'étude  

• Inositol for Polycystic Ovary Syndrome: a systematic review and meta-analysis to inform the 2023 update of the International Evidence-Based PCOS Guidelines. Voir l'étude

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