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Ménopause précoce : quel âge, causes, diagnostic
Périménopause7 min de lecture

Ménopause précoce : quel âge, causes, diagnostic

La ménopause précoce est un sujet qui soulève de nombreuses interrogations chez les femmes. Cette situation, qui peut survenir bien avant l’âge habituel de la ménopause, impacte la santé hormonale, la fertilité et le bien-être général. Dans cet article, nous expliquons sa définition, ses causes, ses symptômes, son diagnostic et les solutions possibles pour mieux vivre cette étape.

Ménopause précoce : définition

On parle de ménopause précoce lorsque l’arrêt définitif des règles et de l’ovulation survient avant l’âge de 40 ans. Cette situation correspond à une diminution ou un arrêt prématuré du fonctionnement des ovaires. Elle se traduit par une chute de la production d’œstrogènes et de progestérone, entraînant les mêmes symptômes que la ménopause classique, mais plus tôt dans la vie.

Il est important de différencier la ménopause précoce d’un simple trouble du cycle : certaines femmes connaissent des règles irrégulières ou espacées qui peuvent donner l’impression d’une ménopause, mais sans arrêt complet de la fonction ovarienne.

Ménopause précoce : à quel âge survient-elle ?

Chez la majorité des femmes, la ménopause naturelle se produit entre 50 et 52 ans, avec une variation normale de quelques années en fonction de la génétique, du mode de vie et de l’état de santé général. Cependant, dans le cas d’une ménopause précoce, l’arrêt définitif du cycle menstruel et de l’ovulation se produit bien avant cette moyenne, parfois dès un âge où la fertilité est encore habituellement maximale.

On parle de ménopause précoce lorsque ce phénomène survient avant 40 ans. Dans les formes les plus précoces, elle peut même apparaître dès la fin de la vingtaine ou au début de la trentaine. Certaines femmes découvrent leur ménopause précoce à la suite de l’absence prolongée de règles, d’un désir de grossesse non abouti, ou encore après un bilan hormonal réalisé pour d’autres raisons.

Cette précocité n’est pas seulement une question de date : elle implique aussi une exposition plus longue au déficit en œstrogènes, ce qui peut avoir des conséquences sur la santé osseuse, cardiovasculaire et hormonale à long terme. Plus la ménopause survient tôt, plus il est important de mettre en place un suivi médical adapté pour limiter ces risques.

Il est également important de noter que certaines femmes peuvent entrer en insuffisance ovarienne prématurée de façon progressive, avec une période de cycles irréguliers avant l’arrêt complet des règles. Cela peut rendre le diagnostic plus difficile, d’où l’intérêt de consulter rapidement en cas de symptômes évocateurs.

Ménopause précoce : causes et facteurs de risque

Les causes peuvent être multiples, et parfois, aucun facteur précis n’est identifié. Parmi les origines les plus fréquentes :

  1. Origine génétique
    Certaines femmes ont une ménopause précoce héréditaire : si votre mère ou vos tantes ont connu un arrêt des règles très tôt, il y a plus de chances que cela se produise également chez vous.

  2. Maladies auto-immunes
    Certaines pathologies comme la thyroïdite de Hashimoto ou la polyarthrite rhumatoïde peuvent affecter le fonctionnement ovarien.

  3. Traitements médicaux
    Les chimiothérapies, radiothérapies ou certaines chirurgies pelviennes peuvent endommager les ovaires.

  4. Causes hormonales
    Un dérèglement hormonal peut accélérer la diminution de la réserve ovarienne.

  5. Causes idiopathiques
     Dans près de la moitié des cas, aucune cause précise n’est retrouvée.

Ménopause précoce : les signes les plus courants

Les symptômes sont similaires à ceux de la ménopause classique, mais surviennent plus tôt :

  • Bouffées de chaleur
  • Sueurs nocturnes
  • Sécheresse vaginale
  • Fatigue persistante
  • Troubles du sommeil
  • Prise de poids et ventre gonflé
  • Irritabilité et troubles de l’humeur
  • Diminution de la libido
  • Douleurs articulaires (parfois liées à une ménopause précoce et arthrose)
  • Règles irrégulières ou absentes

Ménopause précoce : bilan et diagnostic

En cas de suspicion, un bilan hormonal complet est réalisé. Ce ménopause précoce bilan inclut généralement :

  • Dosage de la FSH (hormone folliculo-stimulante) : un taux élevé indique une insuffisance ovarienne.
  • Dosage de l’estradiol : faible en cas de ménopause.
  • Échographie pelvienne pour évaluer la réserve ovarienne.

Un suivi médical est indispensable afin de confirmer le diagnostic et d’exclure d’autres causes possibles (grossesse, troubles hormonaux temporaires, stress intense, perte de poids rapide).

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Ménopause précoce et retour des règles : est-ce vraiment possible ?

La ménopause précoce se traduit généralement par un arrêt définitif de la fonction ovarienne. Cependant, dans certaines situations, l’activité hormonale peut reprendre temporairement, entraînant le retour des menstruations. Ce phénomène reste exceptionnel et ne signifie pas toujours que la fertilité est restaurée de façon durable.

Le retour des règles dans un contexte de ménopause précoce est plus probable lorsque la cause de l’insuffisance ovarienne est transitoire. Par exemple, certaines pathologies auto-immunes peuvent provoquer une inflammation temporaire des ovaires. Une fois cette inflammation réduite grâce à un traitement adapté, la fonction ovarienne peut reprendre partiellement.

De même, certaines perturbations hormonales ou métaboliques — comme un dérèglement de la thyroïde, une perte de poids importante, un stress intense ou certaines carences nutritionnelles — peuvent perturber le cycle menstruel au point de le faire disparaître pendant plusieurs mois. Dans ces cas, si la cause est identifiée et corrigée, il est possible d’observer un retour progressif des cycles.

Chez les femmes ayant suivi un traitement lourd, comme une chimiothérapie ou une radiothérapie, on parle parfois de ménopause réversible. Si les ovaires ne sont pas totalement détruits et que la réserve ovarienne restante est suffisante, la production d’œstrogènes et de progestérone peut reprendre pendant un temps.

Il est important de souligner que ce retour des règles reste rare et souvent éphémère. Dans de nombreux cas, il s’agit de cycles irréguliers qui finissent par disparaître à nouveau. Par ailleurs, un retour des menstruations ne garantit pas toujours un retour complet de la fertilité, car la qualité et la quantité des ovocytes peuvent être fortement réduites.

C’est pourquoi, en cas de ménopause précoce diagnostiquée mais avec reprise ponctuelle des règles, un suivi médical étroit est essentiel. Il permettra d’évaluer la fonction ovarienne, de comprendre l’origine de cette reprise et d’orienter la prise en charge, notamment pour les femmes souhaitant encore concevoir.

Ménopause précoce et hormones : quelle prise en charge ?

Un traitement hormonal substitutif (THS) peut être proposé afin de compenser le manque d’œstrogènes et de progestérone. L’objectif est double :

  • Soulager les symptômes (bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, troubles du sommeil).

  • Prévenir les complications à long terme comme l’ostéoporose ou les maladies cardiovasculaires.

Le choix du traitement dépend de l’âge, de l’état de santé général et des antécédents médicaux.

Approches bien-être complémentaires

En plus de la prise en charge médicale, certaines habitudes peuvent aider à mieux vivre une ménopause précoce :

  • Alimentation équilibrée : privilégier les aliments riches en calcium (laitages, amandes, sardines), en vitamine D, en oméga-3 (saumon, maquereau, graines de lin) et en phytoestrogènes (soja, lin, légumineuses).

  • Activité physique régulière : pour préserver la densité osseuse, améliorer l’humeur et maintenir un poids stable.

  • Gestion du stress : yoga, méditation, sophrologie.

  • L’huile d’onagre pour soutenir les désagréments de la ménopause

  • Magnésium et vitamines B : soutien du système nerveux et réduction de la fatigue.

Ménopause précoce et arthrose : y a-t-il un lien ?

Les œstrogènes jouent un rôle clé dans la protection du système osseux et articulaire. Lorsqu’une ménopause précoce survient, la chute hormonale est plus rapide et plus précoce que dans le cadre d’une ménopause naturelle, ce qui peut avoir des conséquences sur la santé des os et des articulations dès un âge relativement jeune.

En effet, les œstrogènes contribuent à maintenir la densité minérale osseuse et participent à la régulation de l’inflammation dans les tissus articulaires. Leur diminution entraîne une perte osseuse plus rapide, augmentant le risque d’ostéoporose, mais aussi une fragilisation du cartilage qui recouvre les extrémités des os dans les articulations. Ce cartilage devient alors plus vulnérable à l’usure, ce qui peut favoriser l’apparition ou l’aggravation de l’arthrose.

L’arthrose associée à une ménopause précoce peut se manifester par :

  • Des douleurs articulaires, souvent localisées aux genoux, aux hanches ou aux mains.
  • Une raideur matinale ou après des périodes d’inactivité.
  • Une gêne dans les mouvements quotidiens.

De plus, comme la ménopause précoce peut survenir parfois dès la trentaine, l’exposition des articulations à un environnement hormonal défavorable est prolongée, ce qui peut accélérer le processus dégénératif.

Pour limiter ce risque, il est recommandé d’adopter une prise en charge préventive dès le diagnostic :

  • Maintenir une activité physique régulière et adaptée, comme la marche, la natation, le yoga ou le renforcement musculaire, afin de préserver la mobilité et soutenir les articulations.

  • Optimiser l’apport en calcium et en vitamine D, essentiels pour la solidité osseuse.

  • Inclure des oméga-3 dans l’alimentation (poissons gras, graines de lin, noix) pour aider à réduire l’inflammation articulaire.

  • Envisager, selon l’avis médical, un traitement hormonal substitutif afin de compenser partiellement le déficit en œstrogènes, ce qui peut avoir un effet protecteur sur les os et les articulations.

Un suivi régulier avec un médecin ou un rhumatologue est également conseillé pour surveiller l’état des articulations et de la masse osseuse, notamment via des examens comme l’ostéodensitométrie.

Notre article spécial “Ménopause précoce” touche à sa fin. En espérant qu’il puisse vous aider en termes de conseils bien-être, pour vous sentir mieux au quotidien et retrouver votre équilibre hormonal.

FAQ : Ménopause précoce 

Voici nos réponses à vos questions les plus fréquentes.

Quels sont les signes d'une ménopause précoce ?

Bouffées de chaleur, irrégularité des cycles, sécheresse vaginale, troubles du sommeil, fatigue persistante, prise de poids, troubles de l’humeur.

Quel est l'âge de la ménopause précoce ?

Avant 40 ans, parfois dès la vingtaine ou la trentaine.

Comment savoir si je suis en préménopause ?

Des cycles irréguliers associés à certains symptômes peuvent évoquer une préménopause. Un bilan hormonal est nécessaire pour confirmer.

Quelle est la plus jeune femme ménopausée ?

Des cas rares existent avant 20 ans, souvent liés à des causes génétiques ou médicales.

Est-il possible de tomber enceinte pendant la ménopause précoce ?

Dans la majorité des cas, la fertilité est fortement réduite, mais des ovulations sporadiques restent possibles dans certaines situations.

Est-il possible d'avoir la ménopause à 40 ans ?

Oui, et cela reste dans la définition de la ménopause précoce.

Sources fiables

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